Si vous avez visité notre site www.camac-harps.com, vous savez probablement la musique d’accueil du site est un arrangement pour harpe et violoncelle de « Après un rêve » de Fauré. Nous aimons tellement cette œuvre qu’elle ouvre notre site depuis plus de trois ans, mais il est maintenant temps d’en changer !
Nous aimerions vous invitez à nous envoyer vos propres enregistrements. Chaque enregistrement sélectionné sera alors programmé sur notre site pendant un mois avec un lien direct vers le propre site de l’auteur (ou si vous le préférez, vers une publicité détaillée). Chaque fois que nous changerons la musique, cela sera annoncé sur www.harpblog.info avec une large présentation de la musique et de l’artiste qui la joue. Nous créerons également une page « Les voix Camac » où les enregistrements passés et présents seront regroupés ensemble et où les informations, les liens, et les publicités leur correspondant resteront plus longuement.
LE DÉFI EST CELUI-CI : nous recherchons des pièces entre 50 et 60 secondes et nous réservons un accueil tout particulier à la musique que vous aurez vous-même crée !
Conditions à remplir :
La musique proposée doit être libre de tous droits et être accompagnée d’une déclaration nous donnant la permission de la diffuser en ligne.
La musique peut être de tout style et enregistrée sur tout type de harpe. De la musique ancienne à la musique électrique, du folk à la latino : nous nous ferons même une joie d’écouter une musique jouée sur une autre harpe qu’une harpe Camac !
La musique peut être un solo de harpe ou une musique d’ensemble quelque qu’il soit, mais un groupe qui comprend une harpe en principal instrument.
Merci de soumettre vos enregistrements selon votre préférence, soit par mail à harpblog@camac-harps.com, soit par envoi de CD à l’adresse suivante :
LES HARPES CAMAC La Richerais – BP 15 44850 MOUZEIL FRANCE
A l’occasion du concours international Ksenia Erdely, nous avons rencontré Carolyn Lund. Carolyn a non seulement atteint les demi-finalesd'une compétition très exigeante, mais qui plus est, tout en donnant des cours à une cinquantaine d’élèves par jour. Oui, par jour ! Par groupes de six, avec des cours supplémentaires le soir. C'est une réalisation assez incroyable, et le travail de Carolyn est en général à peu près aussi remarquable. Découvrez une partie des résultats dès à présent sur camac-harps.com !
Carolyn est directeur artistique de l’ensemble de harpes Urban Youth, qui est un programme d'enseignement de la harpe destiné aux jeunes défavorisés d’Atlanta, en Géorgie, aux Etats-Unis. Cet ensemble a été créé il y a douze ans par Elisabeth Remy Johnson, harpiste solo de l'Orchestre Symphonique d'Atlanta, et Roselyn Lewis, depuis longtemps professeur de musique dans les écoles publiques et qui est notamment connue pour avoir initié les étudiants à l’opéra et aux percussions africaines. Carolyn a été nommée directeur artistique quand Elisabeth a quitté le projet, Roselyn est restée à la tête du projet et s’occupe des demandes de subvention qui permettent le financement intégral du programme.
« Je vois une cinquantaine d'étudiants chaque jour, répartis en six classes, plus les coursaprès l'école », explique Carolyn. « Ils peuvent opter pour le cours de harpe au lieu du cours de chorale ou de groupe de musique. Comme il est impossible de donner des leçons individuelles pour cinquante élèves, l'idée est que les classes quotidiennes de groupe leur permettent de progresser rapidement. Nous avons quinze harpes car aucun des élèves n’a la possibilité d’avoir une harpe à la maison, donc toute pratique se fait à l'école.
Les élèves apprennent à jouer de la harpe, mais aussi à lire la musique et à développer leur talent musical en général. Bien sûr, tous ne deviendront pas harpistes professionnels, bien que le premier étudiant du programme, Mason Morton, prépare actuellement son Doctorat d’Interprète de la Musiqueavec Ann Hobson Pilot à Boston - et il a accompli cela sans aucun prêt, entièrement grâce à des bourses. Cependant, que les étudiants veuillent poursuivre la harpe sur le long terme ou non, nous avons un groupe d’honneur composé des meilleurs élèves, qui fait des concerts professionnels en dehors de l’école. »
Mason Morton (à la harpe) vient rencontrer la nouvelle classe
Plus besoin de présenter Deborah Henson-Conant au monde de la harpe ! Elle a été l'une des premières artistes interviewée sur Harpblog, et nous sommes très fiers d’avoir travaillé à ses côtés sur le développement de notre gamme de harpes celtiques électriques. Notre DHC Blue Light, qui porte son nom, en est l’exemple le plus récent (vous trouverez ici un texte de Deborah sur sa collaboration avec Camac).
Mais assez parlé de nous. Deborah effectue actuellement une tournée incroyable, du jamais vu dans le monde de la harpe. Elle est ... en tournée avec le guitariste de rock légendaire Steve Vai. Dans le monde du rock, Vai est à la fois l’ultime « destructeur » (de notes, j’entends) et l'un des musiciens rock les plus sophistiqués. C’est aussi l’un des seuls instrumentistes stars spécialisés dans le rock. Dans son blog « Comment faire pour apprécier un spectacle de Steve Vai si vous n'êtes pas fan de rock », voici comment Deborah le décrit : « Imaginez Pagannini au 21e siècle avec une guitare électrique et ça vous donnera une idée ».
Il n'y a pas (encore) beaucoup de harpe dans le rock, bien qu'il existe quelques nobles exceptions, comme Lena Woods, une autre artiste que nous adorons. Le rock, c'est la musique que Deborah a toujours voulu explorer: « J'ai toujours pensé que la harpe avait une place importante dans le rock - et j'ai exploré cette vision, en utilisant des techniques de distorsion et d’altération, dans mes one-woman-shows et dans les morceaux que j’écris pour harpe seule et pour orchestre. Mais je ne suis pas issue du monde du rock, alors pour trouver cette place à la harpe, il a fallu que j’explore le cœur de la bête – c'est-à-dire, que j’emmène la harpe au plus profond du rock. Même si je ne savais vraiment pas comment m’y prendre. »
« Il y a un an, j'ai reçu un email avec pour sujet « Steve Vai ici ». Il s’est glissé dans ma boîte de réception entre une invitation émouvante à hériter d'une fortune saoudienne, et les résultats prometteurs d'une loterie dans laquelle j'avais gagné plus d'un million de dollars... » Deborah raconte de manière amusante comment elle a rencontré Steve Vai sur son blog de tournée, « Chroniques de la harpe rock ».
Découvrez le solo de Deborah à la minute 1'39 !
Je n'oublierai jamais la fois où j'ai été à une audition préparée à la fois par les départements classique et jazz d’un conservatoire. A un moment, le professeur classique qui dirigeait le projet s’est levé et a demandé à l'un des élèves de jazz : « Alors, ce n’était pas trop dur de travailler sur des morceaux aussi compliqués pour la première fois ? ». Il faut autant de temps pour devenir un bon musicien de jazz que pour devenir un bon musicien classique, et c’est pareil dans le rock. Qui plus est, Deborah ne s’est pas associée à un musicien de rock normal. Elle travaille avec l'un des plus brillants virtuoses que le rock ait jamais connus.
Deborah a donc entrepris une préparation considérable. Elle a commencé par suivre un cours en ligne de douze semaines sur les techniques de guitare de Steve Vai, elle a ensuite dû travailler sa technique de taquets pour permettre des changements ultra-rapides (en utilisant une pédale whammy pour certains changements chromatiques). De ses techniques de mémorisation surprenantes à l'achat d'un iPad, vous pouvez lire toutes ses péripéties dans son journal. Le morceau de Deborah disponible sur camac-harps.com a d’ailleurs été réalisé lors de cette période préparatoire, alors qu’elle expérimentait une pédale wah-wah.
La tournée s’appelle L’Histoire de la Lumière
En lisant le blog de Deborah, je me suis rendu compte que ce qui est le plus sympa dans un blog en général, c'est qu’on peut suivre des histoires en temps réel. Les chroniques de la harpe rock, ce n'est pas un simple exercice de relations publiques présentant des résultats finaux triomphants, c'est un réel suivi de ses travaux en coulisses, avec le point de vue de Deborah elle-même. Une harpiste de renommée internationale qui a été repérée par un label de jazz dans les années 90, qui a récemment reçu une nomination aux Grammy’s pour son travail de cross-over classique avec un orchestre symphonique, et qui plonge maintenant dans un territoire musical totalement nouveau et cela, à partir de zéro. C’est donc encore plus excitant à lire car on ne connait pas le résultat. D’ailleurs Deborah non plus, et l'honnêteté avec laquelle elle raconte ses aventures est audacieuse, c’est donc extrêmement encourageant à lire. Vous voyez, tout le monde peut avoir des difficultés en salle de répétition. Tout le monde sait ce que c’est, même les plus grandes stars.
« J’aimerais vraiment que mes élèves de jazz puissent me voir expérimenter un tel état de choc, car c’est exactement ce qu’ils ressentent en commençant à suivre mes cours – l’impression de faire du surplace, de se débattre, d’être démoralisé et de se trouver stupide – du type « Mais comment j’ai pu croire un instant que j’avais un avenir dans la musique ??? ».
Tout ce que j’éprouve aussi.
Quand je vois mes élèves endurer cela, je sais que c'est juste leur cerveau qui découvre une nouvelle manière d’envisager la musique, et que l’impression totale de désorientation et de manque de coordination fait partie de cette découverte. Je sais que ce qui me paraît évident à moi, est souvent complètement invisible à leurs yeux jusqu'à ce que les structures deviennent enfin claires dans leur esprit.
Jusque-là, ça revient à chercher une aiguille dans une botte de foin. »
Alors que la tournée se rapproche, on suit les dernières répétitions, on note le top 5 des essentiels de tournée, et on célèbre au moins deux victoires personnelles pour Deborah - l'une, qu’elle puisse disposer de toilettes non mixtes, et deux, qu’elle trouve cette aiguille dans la botte de foin. Alors que le spectacle avance, le rôle de Deborah est de plus en plus important – en plus de son solo, elle est aussi en duo avec le bassiste et le guitariste.
« WEEPING CHINA DOLL est l'un des morceaux les plus difficiles du nouvel album de Steve, The Story of Light. Rien que pour me rappeler les changements de taquets sur cette pièce, j'ai suivi un atelier de mémorisation (ce n’est pas une blague !).
Le morceau est épique et cinématographique, et ma partie est très semblable à une partie de harpe en orchestre: balayages larges et colorés, avec des sons allant des arpèges de harpe façon clochette à des sonorités similaires à un koto.
Pour exécuter certains changements harmoniques dans ce morceau, j’utilise une pédale Whammy pour faire transposer tout mon instrument d’un demi-ton plus bas (pour faire ce changement « à la main » sur ma harpe celtique, j’aurais besoin de monter/descendre32 taquets). J'ai donc travaillé comme une folle sur ce morceau avec ma coach, Marta Cook, et quand on a répété aujourd’hui, tout était parfaitement fluide.
Et quand nous avons eu terminé, Steve a installé sa guitare, traversé la scène et m'a pris dans ses bras.
La voix Camac de juin est le clip d'une magnifique transcription des Prélude et Fugue n°4 de Shostakovich. Il a été enregistré par Remy van Kesteren, et fait partie de son premier CD, ‘Remy’.
Ce n'est pas facile de continuer une carrière de concertiste de haut niveau tout en organisant un festival exceptionnel tous les ans. Pourtant, Remy a relevé le défi. Depuis ses débuts en 2010, le Dutch Harp Festival est devenu l'un des événements incontournables du calendrier des harpistes. Parallèlement, Remy a un planning de concerts chargé, y compris avec un ensemble inédit harpe/violon/saxophone. Il parvient même à mettre régulièrement à jour un blog en anglais que vous pouvez lire à partir de son site internet.
Tout ce que fait Remy se distingue par le mélange magique d'un sens musical raffiné et charismatique, d'un remarquable talent pour la communication, d'un professionnalisme exemplaire et d'une forte intégrité personnelle. Cette combinaison paraît plus facile à dire qu'à faire. Mais elle est en réalité exceptionnelle. Sinon, nous le ferions tous.
La spécialiste de la harpe ancienne Véronique Musson-Gonneaud vient tout juste de sortir un nouvel album : “Pour un plaisir: Intabulations by Antonio de Cabezón and his contemporaries" (Brilliant Classics 94351). C'est une fenêtre ouverte sur l'ambiance et la musique de la cour espagnole de la Renaissance : Antonio de Cabezón, Juan de Cabezón, Hernando de Cabezón, Francisco Fernández Palero, une pièce originale de Alonso Mudarra (de façon ironique, sa pièce la plus jouée, « Fantasia », est à l'origine composée pour vihuela), et deux œuvres anonymes. Toutes ces pièces sont interprétées par Véronique sur une harpe double de la Renaissance.
Le 1er avril est le dernier jour du Dutch Harp Festival, un fantastique festival-concours qui s'est tenu à Utrecht toute cette semaine. Je pensais que ce serait une bonne idée de consacrer la voix Camac d'avril à une artiste qui lance le programme d'aujourd'hui à Utrecht : Anneleen Lenaerts. Anneleen se produira lors d'un récital à l'heure du déjeuner où elle jouera diverses œuvres de Chopin et Liszt, figurant sur son récent album de transcriptions de ces deux compositeurs.
Nul besoin de présenter Anneleen et son parcours à la plupart d'entre vous. Elle a un nombre impressionnant (j'en ai compté jusqu'à quinze principaux) de prix internationaux. Elle a commencé à participer à des concours très jeune, et a été récompensée du premier prix du Concours Lily Laskine (2005) à l'âge de dix-huit ans. Fin 2010, à l'âge de seulement vingt-trois ans, elle a été nommée harpiste principale du Philharmonique de Vienne.
Tout cela parle de lui-même, aussi j'aimerais concentrer la présentation d'aujourd'hui sur son disque de Chopin et Liszt.
Les transcriptions sont un dilemme particulièrement épineux pour les harpistes. D'un côté, personne ne peut prétendre que notre répertoire original est équivalent à celui du violon ou du piano. Il peut être frustrant d'être un bon musicien qui se retrouve à jouer de la harpe, car un bon musicien souhaite jouer de la bonne musique, sans compter les éternels trois ou quatre concertos. Souvent, on se tourne vers la transcription pour étendre le répertoire possible : c'est un sujet plus important pour les harpistes que pour la plupart des autres instruments. Plus vous jouez de transcriptions, plus vous vous heurtez au revers de la médaille : la comparaison avec les instruments originaux de l’œuvre.
Vous pouvez jouer la sécurité en arrangeant des œuvres relativement mineures qui n'attirent pas beaucoup l'attention par ailleurs, comme les Valses Poeticos de Granados. Si vous laissez la prudence derrière vous et vous attaquez à certaines des plus grandes œuvres que le monde ait jamais connu, comme la Chaconne de Bach ou les Variations de Goldberg, vous devez vous assurer de ne pas finir en dévalant la pente de l'outrecuidance musicale. Votre technique doit être assez bonne pour rendre inaudibles toutes les difficultés techniques liées à la harpe, et votre talent artistique doit être à la hauteur des enregistrements originaux de l’œuvre.
Chopin et Liszt sont tous deux acclamés comme des compositeurs pour piano principalement. Liszt est peut-être le plus grand technicien que l'instrument ait jamais connu et Rubinstein a décrit Chopin comme l'"âme du piano". Un disque de harpe comprenant uniquement des œuvres de ces compositeurs, en particulier des œuvres majeures telles que le grand Nocturne Op.48 de Chopin, est un défi de taille. Vous pouvez presque entendre les critiques aiguiser leurs couteaux en lisant la revue de presse.
Dans le cas du disque d'Anneleen, les critiques devront réserver ces couteaux pour quelqu'un d'autre. Cet album est fabuleux. Il ne s'agit pas d'un disque de pièces pour harpe adroitement jouéespar une gagnante de concours récemment couronnée, c'est, tous standards confondus, piano ou autre, une grande interprétation d'une grande musique. Le programme tout entier, difficile à bien des niveaux, sonne comme la chose plus facile, la plus naturelle du monde. C'est, comme il nous a été rappelé lors de récentes masterclasses à Paris et à Londres, la marque d'un artiste. C'est cette capacité à s'attaquer à de telles tâches herculéennes, à s'investir dans la musique avec des émotions matures, et cependant les transmettre avec la simplicité et la liberté d'un enfant.
Pour la Voix Camac de mars, nous sommes très reconnaissants à Blue Serge Records de nous autoriser à diffuser un extrait de l'une de leurs dernières parutions : Nuance.
Nuance est un mélange de compositions originales et de standards interprétés par la harpiste de jazz italienne Marcella Carboni (harpe bleue) et la très célèbre chanteuse Elisabetta Antonini. « Nous avons intitulé ce disque Nuance car nous souhaitions explorer les nuances de la combinaison voix/harpe » explique Marcella. « Je voulais montrer comment une harpe pouvait sonner tour à tour brillante ou sombre, et comment l'ensemble pouvait faire preuve de contrastes importants également : très rythmique ou délicatement aérien. Nous avons eu la chance de pouvoir enregistrer dans un très bon studio à Cavalicco, où nous avons pu travailler le son comme nous le voulions. Sur le premier titre du CD, « Choro pro Zé », le son est très espacé et minimal ; dans « From A Dream », nous avons utilisé du tissu pour étouffer les cordes de la harpe ; et dans « Tutu » (Miles Davis) et la chanson d'Elisabetta intitulée « Circe », nous utilisons de l'électronique. Grâce aux pédales d'effets et aux boucles, nous avons pu tout enregistrer en direct. C'était vraiment très important pour nous. »
Comme la plupart des harpistes de jazz, Marcella est de formation classique. Mais “j'ai toujours écouté différentes sortes de musique et le jazz avait ma préférence. J'étais inspirée en particulier par les concerts exceptionnels que j'écoutais, Miles Davis ou Dizzy Gillespie par exemple, et bien sûr tous les plus grands musiciens de jazz italiens. En 1998, à Pérouse, j'ai rencontré Park Stickney pour la première fois. J'ai été tellement surprise qu'il puisse jouer du jazz à la harpe, il m'a montré que c'était possible.
Après ma rencontre avec Park, j'ai commencé à étudier le jazz avec différents professeurs, en majorité des pianistes. Parallèlement, j'ai commencé à jouer avec d'autres musiciens jazz, qui m'ont vraiment poussé à persévérer. J'ai également suivi des stages et pris des cours particuliers avec Park en Angleterre, en Allemagne et en Suisse. J'ai ensuite continué mes études de jazz au Conservatoire de Musique de Cagliari en Sardaigne avec le pianiste australien Peter Waters.
Au cours de mes études de jazz, je me rendais régulièrement aux stages de jazz de Nuoro. Les membres de l'équipe sont devenus des amis proches et ils ont joué un rôle vital dans mon développement artistique. Même quand je n'étais plus stagiaire, ils ont continué à me soutenir et m'ont souvent invitée à jouer avec eux lors des concerts de clôture du stage. C'est à Nuoro que j'ai rencontré Elisabetta Antonini. Elle était professeur de chant avec Maria Pia De Vito.
La Voix Camac de février a été enregistrée par la gagnante du Concours International de la Cité des Arts de Paris qui a eu lieu en novembre : Maureen Thiébaut ! Il s'agit de l'ouverture de la Sonate K208 de Scarlatti.
Maureen Thiébaut
Maureen Thiébaut a débuté la harpe en 1996. En 2005, elle a intégré le Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris (CRR), où elle a suivi les cours de Ghislaine Petit-Voltajusqu'en 2009. Une fois son Diplôme d'Etudes Musicales (DEM) mention « très bien » en poche, elle est entrée dans la classe d'Isabelle Moretti au Conservatoire National Supérieur de Paris (CNSMDP). A ce sujet, le CRR est l'un des secrets les mieux gardés du monde de la harpe. Le premier diplôme (le DEM que Maureen a obtenu) vous permet de vous présenter à l'audition d'entrée pour le cursus d'études au CNSMDP. Cela peut être très pratique si vous ne pouvez pas présenter directement l'entrée au CNSM parce que vous ne parlez pas français, et/ou vous n'avez pas appris le solfège : vous devez réussir des examens dans les deux avant de pouvoir vous présenter à l'audition. Les résultats parlent d'eux-mêmes : sur les sept candidats à accéder à la finale de l'audition du CNSM en 2010, cinq étaient des élèves de Ghislaine au CRR. Harpblog avait évoqué ce sujet précédemment dans “Studying in...Paris”.
Revenons à Maureen: elle a remporté le premier prix et le prix Louise Charpentier au Concours de la Cité des Arts de Paris en novembre 2011, mais elle a également gagné le troisième prix et le prix "coup de coeur" au Concours International Martine Géliot en 2008. Elle est harpiste dans l'Orchestre Manifesto, et a également travaillé avec l'Opéra de Paris (2011), l'Orchestre des Siècles (2010), et l'Orchestre Prométhée (2008). Elle se produit régulièrement en récitals solo et enseigne à l'Animathèque-MJC de Sceaux.
Le nombre de concours de harpe a explosé ces dernières années, ce qui signifie que les élèves harpistes se concentrent sur leur préparation bien plus qu'auparavant. En tant que sponsors, nous assistons aussi aux concours bien plus qu'auparavant et, bien plus qu'auparavant, nous remarquons la différence entre les candidats qui se sont préparés consciencieusement aux concours, et les autres. Mais que signifie « se préparer consciencieusement » ? Maureen fait remarquer avec perspicacité que se présenter à un concours, ce n'est pas remplir un questionnaire avec exactitude ou non. « Jamais je n'aurais la prétention de donner des conseils à des harpistes qui veulent passer un concours, parce que le travail de l'instrument est spécifique à chaque personne, que les raisons pour lesquelles on passe ce concours sont multiples. »
Malgré les disparités dans la préparation de chacun à un concours et les motivations pour s'y présenter, il est cependant clair qu'on doit s'y préparer avec soin, et que vous devez effectivement avoir des motivations. C'est un fait : si vous n'êtes pas prêt, vous ne pourrez pas remporter un concours sérieux. Même si personne d'aussi bon que vous se présente, je n'ai jamais rencontré un jury de harpe qui pardonne une préparation insuffisante, et les prix peuvent, et cela se produit souvent, ne pas être attribués. Dans un article d'Adrienne Bridgewater paru dans la numéro de janvier-février 2010 du Harp Column Magazine, la totalité des gagnants de concours qu'elle a interviewés insiste sur la préparation. “Notre panel dit qu'ils ont commencé leur travail entre la publication du répertoire et sept mois avant le concours. Personne du groupe ne nous a répondu : « A la dernière minute ! ». » Dans ce même article, Sam Karlinski, qui rédige un blog détaillé et très utile sur la préparation aux concours, propose un calendrier de travail s'étalant sur une année. Pour les concours les plus importants, les listes de répertoire paraissent en général deux ans en avance, et il y a bien une raison à cela.
Si vous ne pouvez vous consacrer uniquement au concours pendant ces deux années, vous pouvez adopter une approche stratégique du programme. “J'ai immédiatement commencé par le « Conte Fantastique » qui était pour moi de loin l'œuvre la plus difficile du programme.”, explique Maureen. “Commencer aussi tôt m'a permis de rôder cette pièce à de nombreuses occasions (examens, concerts...) et d'acquérir une certaine expérience dessus. L'année précédant celle du concours a été très chargée pour moi, avec beaucoup de cours, d'examens et surtout une grande série à l'Opéra de Paris. Du coup, je n'ai pu me consacrer entièrement et réellement au concours qu'à partir du mois de juillet, soit 5 mois avant. Je travaillais environ 4h par jour, puis j'ai augmenté ce temps au fur et à mesure qu'approchait l'échéance. » En plus de la préparation, Maureen insiste sur l'importance de savoir pourquoi vous faites le concours. « En ce qui me concerne, la grande leçon que j'ai tirée de cette préparation (et que je suis d'ailleurs loin d'appliquer tant elle est difficile!) est que, paradoxalement, la préparation d'un concours réclame une très grande neutralité : il ne faut pas se juger durant cette période, il ne faut pas se dire "mon dieu je suis très en retard", ou "cette pièce, je n'y arriverai jamais", ou même "super, ça marche tout seul" (même si le positivisme est quand même plus porteur !). Pour moi, les deux questions importantes à se poser sont : pendant la préparation : pourquoi est-ce que je prépare ce concours?, et une semaine avant : est-ce que je suis prête ? » Si vous répondez positivement à ces deux questions, alors vous devriez être capable de monter sur la scène du concours dans un bon état d'esprit.
« Le reste du temps, il faut travailler, être heureux de jouer de la belle musique, profiter de ce moment privilégié avec son instrument. Je garderai un bon souvenir de cette préparation qui a été riche en découvertes et en leçons! Ce premier prix est aussi dû à la qualité de l'enseignement que je suis au CNSMDP, à travers les cours de harpe d'Isabelle Moretti et de Geneviève Letang, mais aussi les cours de musique de chambre ou d'écriture. La préparation d'un concours est un moment où l'on se retrouve seul face à son instrument durant une longue période, et de ce tête à tête un peu particulier émergent nos désirs, notre force et nos failles dans la vie qui se cristallisent autour du travail de l'instrument. » Préparer un concours, ce n'est pas seulement s'armer pour le moment fatidique, même si, bien sûr, vous devez vous mettre en condition pour gérer le stress le jour J. Comme tout le monde, « j'ai eu également des moments difficiles, de découragement, de doutes, où je me posais des questions... Mais j'ai découvert beaucoup de belles choses durant cette période, comme la tendresse, la joie ou même l'amour que l'on peut donner en jouant. »
Maureen jouant 'Conte Fantastique' de Caplet avec le Quatuor Michalakakos, lors de la finale du Concours de la Cité des Arts. Photo: Jean-Marc Volta
Grâce à son prix, Maureen jouera une série de récitals en Europe, notamment en Allemagne, en Italie et au pays de Galles. Jetez un coup d'œil sur le calendrier de Harpblog pour plus de détails. Je vous laisse avec son enregistrement de l'Impromptu de Fauré, œuvre imposée (avec la Sonate de Scarlatti) lors du premier éliminatoire du Concours de la Cité des Arts.
La Voix Camac de janvier est le superbe aboutissement d'une œuvre considérable pour quatuor de harpes, commandée et interprétée par l'ensemble britannique 4 Girls 4 Harps. Cette pièce s'intitule « Saraswati » et a été composée par Edward Longstaff. Elle lui a été inspirée par Saraswati, la déesse hindoue de la musique (ainsi que du savoir, des arts, de la science et de la technologie). Elle est généralement représentée avec quatre bras, symbolisés ici par les quatre parties de harpe. Dans cet enregistrement, 4 Girls 4 Harps ont ajouté une voix de tablâ, interprétée par Sanju Sahai, afin de mettre en valeur la puissante qualité rythmique, ainsi que les influences indiennes de l'œuvre.
Harpblog avait mis en ligne un article sur 4G4H il y a bientôt deux ans, en février 2010. Vous pouvez relire ce billet sur les débuts du groupe ici. Elles ont depuis gravi les échelons. D'un quatuor d'élèves, elles sont devenues un ensemble professionnel au travail ciselé, tout en restant fidèles à leur souhait de développer sensiblement le répertoire pour quatuor de harpes, et ce afin que d'autres harpistes puissent également en bénéficier.
La voix Camac de décembre est un petit air entraînant de musique celtique. Elle nous vient d’un artiste français profondément enraciné dans la musique traditionnelle bretonne mais qui est devenu l’un des harpistes les plus éclectiques que nous connaissons aujourd’hui.Nikolaz Cadoret a commencé ses études de harpe par la harpe celtique dans la célèbre classe de harpe de Dominig Bouchaud à Quimper en Bretagne. Le cours normal des évènements aurait été soit d’utiliser la harpe celtique comme tremplin vers la harpe à pédales, soit de devenir un spécialiste de la harpe celtique. Or Nikolaz joue quant à lui en professionnel des deux instruments. Plus encore, il joue également du jazz, de la musique électronique et fait de nombreuses expérimentations et improvisations multimédia.
Deux hornpipes : « The Kildare Fancy » et « The Rights of Man »
Nikolaz a été le lauréat du Trophée Camac 2010 du célèbre Festival Interceltique de Lorient, il a remporté un prix au concours celtique Kan Ar Bobl et s’est produit comme soliste sur des scènes de premier plan comme les Rencontres Internationales de Harpe de Dinan et les célèbres fêtes bretonnes que sont les Fest-Noz. Dans le même temps, Nikolaz a poursuivi ses études de harpe classique, tout d’abord avec Evelyne Gaspart à Rennes puis avec Catherine Michel à Zurich et Xavier de Maistre à Hambourg. Dans le domaine de la harpe à pédales, il a remporté des prix au Concours International de Harpe des USA à Bloomington, au Reinl Wettbewerb à Vienne et est détenteur du Prix Philippe Chaignat desSommets Musicaux de Gstaad. Il a occupé le poste de harpe solo à la fois au Sinfonieorchester d’Aachen et du Komische Oper de Berlin et travaille régulièrement avec des orchestres comme le Philharmonique de Berlin, le DSO de Berlin ou encore le Toronto Symphony Orchestra.
« Ce n’est pas délibérément que je suis devenu un harpiste aux styles si différents » explique Nilolaz. « C’est arrivé par hasard parce que j’ai commencé sur la harpe celtique dans la classe de Dominig et que dans cette classe la harpe celtique ne sert pas uniquement d’instrument pour débuter en attendant de passer à la harpe à pédales. On m’a donc instillé dès le plus jeune âge une sérieuse approche de la musique traditionnelle. Je savais juste que je voulais jouer de la harpe et que je voulais m’exprimer à travers la harpe. Si j’ai besoin d’un instrument classique pour dire ce que j’ai à dire, je choisis alors la harpe à pédales ; si je veux improviser, je le fais ; si je veux explorer la musique amplifiée, je vais prendre ma harpe bleue.
Bien sûr, ces différents styles de musique se nourrissent et apprennent les uns des autres. Votre approche de tous les aspects de la musique, mélodie, harmonie, rythme, structure mais aussi votre façon d’aborder la scène, tout est empreint de votre propre formation de base. C’est comme un peintre qui choisit de s’exprimer par des formes abstraites mais qui sait parfaitement dessiner la vie. Sa formation classique sert son travail abstrait et toutes ses pratiques sont intimement liées entre elles.
Un exemple que la plupart des harpistes peuvent citer, est la question de l’improvisation qui, par rapport à l’approche classique, apparaît plus récréative que créative. J’ai un grand respect pour l’attachement classique à la partition, son souhait de reproduire le mieux possible les vœux du compositeur. Mais vous trouverez de nombreux musiciens classiques qui, s’ils se consacrent exclusivement à cela, se sentent extrêmement mal à l’aise face à la moindre musique qui ne propose aucune partition à suivre. Pour moi, cet état des choses relève en fait d’une distorsion de cette musique que l’on appelle « écrite » : jusqu’au début du vingtième siècle, la partition était plus une « grille » autour de laquelle vous étiez autorisés, et même encouragés, à improviser ! Vous pouvez faire de la musique comme bon vous semble, mais peut-être que votre parcours ne doit pas s’arrêter brusquement en vous empêchant d’explorer tout autre genre de musique.
Je vois chaque performance comme un événement, votre propre événement. Le public, en dehors du royaume des compétitions qui sont dans une large mesure des situations artificielles, ne vient pas pour entendre une parfaite interprétation d’une œuvre. Il vient pour apprécier un événement que vous, artistes, avez créé. Ce sentiment est naturel pour les musiciens qui improvisent parce que vous ne savez pas à l’avance ce qui va arriver, cela doit être votre événement, c’est ce que vous décidez de jouer qui fait l’événement et non une partition. Bien sûr, lorsque vous jouez de la musique classique, la partition est essentielle. Mais vous avez toujours besoin, en tant qu’interprète, d’être entièrement présent à vous-même, et je trouve que mon expérience de l’improvisation m’est très utile pour ne pas l’oublier.
Un de mes nouveaux projets est un collectif d’artistes, Polop. Cela a commencé avec mon beau-frère, un photographe spécialisé en chantiers de construction. Un soir, nous étions assis dans un bar, il m’a dit qu’il aimerait s’associer avec des musiciens pour faire quelque chose ensemble, et cela m’a tout de suite intéressé. Je me suis rendu avec lui sur un chantier de construction au nord de Paris, et j’ai été bouleversé parce que j’ai ressenti devant la puissance sonore qui se dégageait du lieu.
Ci-dessous 55 minutes d’improvisation dans les fondations d’un immeuble en construction.
Photo: Alexandre Soria
J’ai eu envie de travailler sur quelque chose qui explore les relations, non seulement entre différents styles de musique, mais entre différentes formes d'expressions artistiques. Petit à petit, le Collectif Polop a grandi, et il associe aujourd’hui à différents musiciens, de la vidéographie, de la photographie, de l’ingénierie du son etc… Notre objectif est de mettre systématiquement ensemble différents media et c’est pourquoi nous combinons toujours au moins deux formes d’art. J’essaye de mettre de la musique sur, par exemple, des images, de la vidéo ou de la photographie ou de la danse. C’est comme un grand laboratoire avec différents artistes travaillant sur, et bien, sur la liberté !
Un autre projet d’envergure auquel je travaille en ce moment est le duo de harpe que j’ai monté avec ma femme Alice Soria-Cadoret. Nous avons deux tournées programmées avecles JMF pour les deux prochaines saisons (2012/2013 et 2013/2014), un spectacle qui présentera un panorama de la musique celtique arrangée pour deux harpes, en lien avec son histoire et son imaginaire très riches. Pour ces deux spectacles nous jouerons sur des harpes celtiques électriques. Il n’y a absolument aucune raison que la musique traditionnelle soit toujours jouée sur des instruments traditionnels. Par définition, la musique traditionnelle a toujours absorbé la musique et la culture dans lesquelles elle se trouvait, ce qui explique que vous avez du rock Celtique ou du jazz/world fusion.
En musique, ou plus généralement dans l’art, je ne vois aucune raison de ne pas faire ce que vous voulez, aussi longtemps que vous le faites intelligemment. Si cela n’était pas intelligent, cela ne serait pas de l’art, et les différents styles nous aident à explorer intelligemment l’art en apprenant des choses et en nous entraînant. Mais l’art est aussi une question d’expression personnelle et il appartient aux artistes d’utiliser leur formation pour se libérer. »
Vous pouvez continuer à découvrir le travail de Nikolaz sur son excellent blog et sur son MySpace.
Si le temps est froid et hivernal ici en Europe, les musiciens de la Voix Camac de Novembre se sentent quant à eux bien au chaud puisque c’est pour eux le milieu de l’été là-bas en Australie ! Le clip que vous pouvez actuellement entendre sur www.camac-harps.com est tiré de « An Andro » du premier CD de Christine Morphet et Pete Franche, « Telenn Tri ». Bouclant la boucle pour revenir précisément là où sont installées les Harpes Camac, « An Andro » s’inspire de l’andro, une danse de la musique folklorique bretonne.
Pete : « Nous nous sommes rencontrés pour la première lorsque Christine a apporté sa harpe dans un pub Irlandais pour une session que j’aidais à mettre en place. Je joue du piano, de l’accordéon ainsi que de la guitare et du bouzouki, je suppose donc que nous formions un ensemble improbable. La harpe n’est pas un instrument commun en Australie, et de nombreuses personnes perçoivent la harpe comme un joli instrument plutôt inoffensif que vous voyez parfois jouer des glissandos dans des œuvres orchestrales. Ce fut donc une agréable surprise d’entendre une harpe utilisée comme instrument mélodique principal dans la tradition celtique. »
Christine : « J’ai appris la harpe adolescente lorsque j’ai changé de professeur de piano. Mon nouveau professeur avait une harpe à pédales dans sa salle de classe ! J’ai alors persuadé mes parents d’acheter ma première harpe celtique et j’ai continué en parallèle les cours de piano et les cours de harpe. Malheureusement, après cinq ans de leçons de harpe classique, j’ai abandonné la musique pour me concentrer sur mon travail.
Vingt ans plus tard, j’ai redécouvert mon amour pour la harpe et découvert la musique Celtique pour la première fois. Je suis alors allée avec ma harpe dans un pub Irlandais pour une session, j’ai appris quelques airs celtiques et j’ai recherché un endroit où les jouer. J’ai trouvé une session particulièrement accueillante, d’autant plus que personne n’y avait encore jamais vu de harpe « en vrai ».
En tant que Telenn Tri, nous avant d’abord joué ensemble dans une foire médiévale d’Australie du Sud. A l’issue de ce premier concert, nous avons été demandés pour jouer dans divers évènements costumés dont un mariage dans les grottes de Naracoorte. Au cours de ces quatre dernières années, nous nous sommes produits dans plusieurs festivals en Australie dont le National Celtic Festival, le Pt Fairy Festival, et nous sommes impatients de jouer lors de l’Australian Celtic Festival en Nouvelle Galle du Sud l’an prochain. Au fil du temps nous avons développé un répertoire varié de musique traditionnelle et contemporaine et nous sommes toujours à l’affut de quelque chose de nouveau à jouer.
Cette année, au Festival de harpe de Dinan, j’ai assisté à des ateliers de Myrdhin et Dominig Bouchaud, une très bonne source d’inspiration ! Cela nous a donné de nouvelles idées et du matériel à ajouter à nos concerts et à nos Cds à venir.
Sur notre CD actuel, qui est sorti plus tôt cette année, « An Andro » (une dance bretonne) ne semble pas avoir d’autre nom. J’en ai trouvé l’air lors de l’inauguration du Festival de Harpe de Nouvelle Zélande à Wellington et c’est devenu un air demandé au cours des sessions. Au fil du temps cet air a évolué pour sa forme actuelle,plus rapide et plus entrainante que ne devrait l’être un Andro traditionnel.
Cela faisait longtemps que les gens nous demandaient d’enregistrer notre musique, et cette année nous y sommes finalement parvenus. Tous les instruments sont joués par nous, ma nièce a conçu l’illustration, et c’est Pete qui a réalisé l’enregistrement et l’ingénierie du son.