En 2000, Jakez a retravaillé notre catalogue de harpes celtiques pour le
rendre plus clair, notamment au niveau des noms des harpes. Les modèles créés
avant cette date peuvent encore être source de confusion. Depuis la création de
Camac, il y a eu de nombreuses améliorations dans la production, ce qui a donné
de meilleures harpes, mais aussi une liste assez compliquée de modèles, qui sont
cordés de la même manière et portent parfois le même nom, mais qui sont
pourtant très différents.
Pour vous aider à vous y retrouver, en particulier pour les modèles
d'occasion de nos gammes précédentes, David Rescher, de la Harfengalerie Camac Berlin, a écrit (en allemand) un texte explicatif sur l’évolution des harpes Mélusine
et Korrigan, ainsi qu'un résumé de notre gamme actuelle, en réponse aux
questions posées sur le site allemand de harpe harfenforum.de. J'en ai fait une
version française pour Harpblog. Ne reproduisez
jamais un travail que quelqu’un a déjà fait mieux que vous ne le feriez.
La harpe Morgane, avec ses 34 cordes, a été la première harpe celtique de
taille conséquente produite par Camac dans les années 1970 (avant cela, nous fabriquions
une harpe bardique sans taquets avec une table d'harmonie à quatre coins
quasiment dans le style « Guinness ». Elle était aussi commercialisée
sous forme de kit et était très populaire dans les années 1970). La Morgane était
construite avec des cordes en nylon (La 01 – Ré 26), avec des cordes filées en métal
(Do 27 – Do 34), et proposée avec un choix de pieds à griffes ou de pieds hauts,
et une caisse de résonance à quatre coins. La Morgane a été produite jusqu'en
2001.
A la fin des années 1970, Camac a ajouté le modèle Mélusine à sa gamme.
Cette harpe a 36 cordes, 2 de plus que la Morgane, que l’on retrouve dans les
graves (Si 35 et La 36). Elle a
également été cordée en nylon et métal avec la même caisse de résonance. La
Mélusine est née suite aux demandes de harpistes bretons, qui voulaient plus de graves.
La Mélusine de Concert, mise au point dans les années 1980, a une caisse de
résonance ronde et plus grande, et en conséquence un son plus puissant. Les premières
Mélusines de Concert avaient encore une table d'harmonie en fibre de carbone, matière
expérimentée par le fondateur de Camac, Joël Garnier, lors de cette décennie.